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Jules Magistry


Illlustrator & designer
Based in Marseille



Jules Magistry develops a personal universe around adolescence, pop culture and questions of identity. He works with colored pencils in primary and electric shades.

Initially, I wanted to make comics so much, to develop my own stories and characters, but I started to get frustrated with my technical abilities.
I told myself that if I wanted to realize my own ideas, I had to take a step forward. To make a comic strip, I spent my time redoing and erasing.
If I really wanted to do something on my own, I couldn't spend that much time finding the right perspective for a single character's pose
."

So I started working on notebooks that fold out and redo all the images that I recorded on my laptop that I loved. I also talk to a lot of people I admire and try to contact them afterwards via Instagram.
Like Ryan McGingley who takes very colorful studio photos, with animals, in nature with furry people, and at the same time his Polaroid friends or his guys. I took some photos of him which I shared on social networks and he contacted me so that I could sell them to him.


People are always very flattered to be drawn, whether they are well-known or lesser-known people, the reaction is the same.

Since I made my notebooks, which allow me to have more work and satisfy me more, I had somewhat abandoned large formats. But I had to redo a large format for an exhibition in Lausanne at the Olympic Museum on skateboarding. I don't do it but I really admire skaters and it's a discipline that I find super beautiful and impressive. In college, it was those who were the most open and with whom I felt the best. I discovered that thanks to the internet, there were a lot of queer skate groups that emerged, including a group of female skaters from Bordeaux. They had taken over a place that guys had monopolized. It had been a bit of a war at first, but their ability to evolve was very rapid.
And to come back to the exhibition, I have a 7m wall for which I am going to make portraits of skaters in grape format arranged on a background that I created. I chose 4 skaters that I like who are queer and/or support queer groups.


Jules continues his projects in the shared workshop Commode alongside other artists.





“My own private Idaho” is my favorite film, and during an exhibition at 3537 in Paris,
I titled my exhibited work “My Own Private Sketchbooks”






My own private Idaho” est mon film préféré, et lors d’une exposition au 3537 à Paris, 
j’ai intitulé mon travail exposé “
My Own Private Sketchbooks






Jules Magistry


Illustrateur & dessinateur
Basé à Marseille



Jules Magistry développe un univers personnel autour de l'adolescence, de la pop culture et des questions d'identités. Il travaille aux crayons de couleurs dans des teintes primaires et électriques.

Au départ, je voulais tellement faire de la BD, développer mes propres histoires et personnages mais que j’ai commencé à être frustré par mes capacités techniques. Je me disais que si je voulais réaliser mes propres idées, il fallait que je passe un cap. Pour faire une planche de BD, je passais mon temps à refaire et gommer. Si je voulais vraiment faire quelque chose par moi-même, je ne pouvais pas passer autant de temps à trouver la bonne perspective pour la pose d’un seul personnage.”

J’ai donc commencé à travailler sur des carnets qui se déplient et refaire toutes les images que j’enregistrais sur mon portable que j’aimais. Je fais aussi beaucoup de gens que j’admire et j’essaye de les contacter après via instagram.
Comme Ryan McGingley qui fait des photos studios très colorées, avec des animaux, dans la nature avec des gens à poils, et en même temps ses amis au polaroid ou ses mecs. J’ai refait des photos à lui que j’ai partagé sur les réseaux sociaux et il m’a contacté pour que je lui en vende.


Depuis que je fais mes carnets, qui me permettent d’avoir plus de travail et me satisfont plus, j’avais un peu abandonné les grands formats. Mais il a fallu que je refasse un grand format pour une expo à Lausanne au Musée Olympique sur le skate. Je n’en fais pas mais j’admire beaucoup les skaters et c’est une discipline que je trouve hyper belle et impressionante. Au collège, c’était ceux qui étaient les plus ouverts et avec lesquels je me sentais le mieux. J’ai découvert que grâce à internet, il y avait beaucoup de groupes skate queer qui ont émergés notamment un groupe de skateuses de Bordeaux. Elles avaient repris un endroit que des mecs monopolisaient. Cela avait été un peu la guerre au début, mais leur capacité d’évolution était très rapide.
Et pour revenir à l’expo, j’ai un mur de 7m pour lequel je vais faire des portraits de skaters en format raisin disposés sur un fond que j’ai créé. J’ai choisi 4 skaters que j’aime bien qui sont queers et/ou soutiennent les groupes queers.


Jules poursuit ses projets au sein de l’atelier partagé Commode aux côté d’autres artistes.






“I work a lot on my own obsessions”






“Je travaille beaucoup sur mes propres obsessions”






“People are always very flattered to be drawn, whether they are well-known or lesser-known people, the reaction is the same.”






Les gens sont toujours très flattés d’être dessinés que ce soit des gens connus ou moins connus, la réaction est la même.






Suggestions de lectures de Jules


The Fran Lebowitz reader”- Fran Lebowitz 

“She is an author, almost a humorist. She hasn't really been able to write for 30 or 40 years, but she was a journalist for Andy Warhol's Interview Magazine. She wrote books especially with very acerbic humor and at the same time with accuracy, romance and fiction. And this one brings together her funniest texts. It’s criticism of just about everything but in a pretty funny way.”



C’est une autrice, presque humoriste. Elle n’arrive plus vraiment a écrire depuis 30 ou 40 ans, mais elle a été journaliste pour Interview Magazine d’Andy Warhol. Elle a écrit des livres surtout d’humour très acerbe et en même temps avec de la justesse, de la romance et fiction. Et celui là regroupe ses textes les plus drôles. C’est la critique d’à peu près tout mais de manière assez drôle.” 
The Art of Making Movies” - Gus Van Sant

“It’s about the career of Gus Van Sant, director of My Own Private Idaho, Elephant, and he’s also a painter and photographer. And books like that are super reassuring. Because when you struggle with your career, you realize that even the most famous people have struggled.”



“C’est sur la carrière de Gus Van Sant, réalisateur de My Own Private Idaho, Elephant, et c’est aussi un peintre et un photographe. Et c’est hyper rassurant les livres comme ça. Parce que quand tu galères avec ta carrière, tu te rends compte que même les gens les plus connus ont galérés.”




Words collected by Chochana Rosso
Propos recueillis par Chochana Rosso